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Page 2 sur 4 Dès le premier titre de cette anthologie, Overground, on rentre de plein pieds dans l’univers de ces férus de rythmes concassées qui n’hésitent pas à contorsionner et à briser les cadences, entremêlant beats sous EPO et ponts au ralenti, sous nappes synthétiques complètement en roue libre., où blips et blops s’amusent à semer la zizanie. Leur univers au premier abord simpliste, délivre sa saveur au fur et à mesure que l’on pénètre plus à l’intérieur de leur musique, où les éléments aiment se superposer et s’accumuler, à l’image de Totem Tzigane, qui voit la mélodie mélancolique d’un violon d’Europe de l’Est, pris d’assaut par des rythmes haletants. Les ambiances dark touchées par un zest de schizophrénie sont aussi de mise, avec le trépidant Cosmix Banditos, qui voit des nappes synthétiques glaciales tournoyer sur boucles de voix speedées. Au fil du temps, le son de Banditos se fait plus rond, les basses plus profondes, sans pour autant délaisser cette touche personnelle aux limites parfois de l’expérimental qui vient se greffer comme un tic en fond de chaque composition, comme pour donner à l’auditeur une source de confusion sonore stimulante et altérant au passage l’écoute, juxtaposant les couches et jouant en permanence à perdre l’auditeur dans un labyrinthe de sensations et d’émotions, sur lequel règne un esprit de totale liberté. Digital Egg, leur premier album, en sera la meilleure preuve. Banditos offre des titres directs qui font entrer en collision la diversité et les différentes franges de la scène électronique underground actuelle, le tout porté par un esprit festif. 
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